Hennebont
A Voir :
Le
haras national d'Hennebont est le seul en France à posséder un espace muséographique de cette importance. Tous les métiers artisanaux (maréchal ferrant, sellier, forgeron ...) liés aux chevaux y sont représentés.
Les Tours Broërec'h abritent, dans leurs 10 salles, un musée d'art et de traditions retraçant l'histoire d'Hennebont, l'activité du port et présentant le mobilier et les costumes bretons, des faïences, de nombreuses maquettes et gravures.
Derrière les remparts,
la ville close abrite quelques maisons remarquables :
la maison d'angle dite du Sénéchal, du XVIe siècle,
L'hôtel particulier (fin XVIe siècle),
L'hôtel de Perrien, du XVIIe siècle. Il subsiste d'autres bâtiments du XVIIIe siècle, tel que l'ancien
hôtel Mallat.
Le parc botanique de Kerbihan (10 ha) réunit des essences végétales provenant des 5 continents.
La Basilique Notre-Dame du Paradis, construite à partir de 1513 à l'initiative du maréchal Ferrant d'Hennebont François Michart, se distingue par son style gothique flamboyant. Les vitraux de Max Ingrand (1955-1965) retracent quelques grandes pages de l'histoire d'Hennebont.
Au XIIIe siècle le duc de Bretagne Jean Le Roux démantèle la motte féodale des seigneurs d'Hennebont, établie au-dessus de Saint-Caradec, et entreprend la construction des fortifications sur la rive gauche du Blavet, la ville close.
C'est au XVIe siècle, période de prospérité, que la basilique Notre-Dame du Paradis est construite. Jusqu'au XVIIe et XVIIIe siècle la région vit essentiellement du commerce maritime et agricole. Progressivement la prépondérance administrative et judiciaire d'Hennebont décline au profit de Lorient où s'installe la Compagnie des Indes.
Construit au XVIIe siècle, le port connaîtra un intense traffic dû aux usines et aux moulins installés sur le Blavet. En 1985, les forges d'Hennebont participent à la construction du Quai Neuf. Les haras nationaux s'installent en 1857, Hennebont devient une cité ouvrière avec l'installation des Forges sur la commune d'inzinzac-Lochrist.
Le 7 août 1944 une grande partie de la ville est détruite par les bombardements alliés. Dans les années 1960, les forges d'Hennebont ferment leurs portes dans un climat de lutte ouvrière.
Source : le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, 1996